Korotchenzov

le sacrifice du mouton kiévien sur l'autel des faucons de guerre de Washington

Nouveau bombardement délibéré d'un poste d'observation 
du Centre Commun pour le Contrôle et la Coordination de la trêve
 
Obus de mortier de 122mm non explosé 
Le soir du 30 août 2016, à environ 20:00 l'artillerie ukrainienne a de nouveau bombardé dans le village d'Aleksandrovka (Sud Ouest de Donetsk) un poste d'observation du Centre Commun pour le Contrôle et la Coordination de la trêve. Le bombardement réalisé par des mortiers de 120mm ukrainiens positionnés à Marinka a duré environ 10 minutes et les officiers russes ont du évacuer leur poste. C'est le quatrième bombardement délibéré d'un poste d'observation du CCCC, le précédent avait eu lieu sur le poste de contrôle de Yasinovataya
 
Aleksandrovka au Sud Ouest de Donetsk
 
Au cours de ce bombardement 1 femme civile de 36 ans a été blessée et 3 maisons d'habitation endommagées. Au cours de la soirée de nouveaux bombardements ont frappé Aleksandrovka vers 22h00, et jusqu'au milieu de la nuit.
 
Maison détruite à Alexandrovka
Ailleurs d'autres bombardements ont frappé les territoires des Républiques de Donetsk et Lugansk, notamment à Yasinovataya (Nord de Donetsk) ou une femme civile de 30 ans a été tuée rue Skolnaya.
 
Concernant les attaques terroristes observées depuis 1 mois en Crimée et dans les Républiques du Donbass, les services de renseignements ont encore confirmé qu'il s'agit bien d'un programme orchestré par les services spéciaux ukrainiens comme par exemple ces 3 femmes formées par le Ministère du Renseignement et soupçonnées opérer dans le Donbass pour commettre de nouveaux attentats et organiser des réseaux clandestins.
Eduard Bassourine, le porte parole du Ministère de la Défense a rappelé concernant ces agents ukrainiens et leurs éventuels complices que leurs actes sont passibles de la peine capitale dans le cadre de l'application de la loi martiale, qui en vigueur depuis la guerre.
 
 
 
Où il est question d'un nouveau cessez le feu (?)
 
Tandis que le régime de Kiev maintient ses campagnes de bombardement quotidien sur le Donbass, achemine en permanence de nouveaux matériels d'assaut, lance des attaques terroristes au coeur de Donetsk et organise une nouvelle vague de mobilisation (la 7ème en 2 an), le groupe de contact à Minsk a insisté pour que soit mis en oeuvre un cessez le feu à partir du 1er septembre. Ceci n'est pas vraiment une nouveauté car suite eux bombardements des écoles réalisés en 2014, à l'occasion de la rentrée scolaire de 2015, les autorités avaient déjà obtenu une trêve, plus symbolique que constructive car malheureusement de très courte durée...
Si les bombardements sur les quartiers résidentiels et les positions républicaines connaissent depuis 2 jours une nouvelle diminution, il restent toujours importants et meurtriers, et même on peut observer proportionnellement une augmentation des victimes de l'artillerie ukrainienne, car cette dernière utilise de plus en plus l'appui de drones d'observation qui corrigent ses tirs.
 
De toute évidence Kiev hésite a lancer son offensive dont elle connait déjà la conclusion désastreuse pour son armée, car la probabilité est de plus en plus grande de voir les forces républicaines, non seulement repousser seules les forces ukrainiennes mais aussi de lancer une contre offensive qui libérerait les territoires occupés. 
Dans un tel scénario, le sacrifice du mouton kiévien sur l'autel des faucons de guerre de Washington qui veulent entraîner la Russie dans une guerre en Europe ne servirait à rien. Et quand bien même les résultats de l'attaque initiale inciteraient-ils Moscou a intervenir militairement pour protéger la population du Donbass, il n'est pas sûr que l'OTAN (déjà empêtré ailleurs) ne réitère pas le scénario de 2008 en Géorgie et refuse de rentrer dans la danse macabre pour les beaux yeux d'une Ukraine déjà moribonde...
 
D'autres facteurs interviennent pour expliquer ce bégaiement ukrainien de la situation militaire : la crise syrienne, l'échéance électorale étasunienne, les aides financières et militaires en attente etc...
 
Porochenko entretient donc cette guerre à feu doux jusqu'au dernier moment où lorsqu'il n'aura plus rien à perdre il jouera la carte de la guerre ouverte comme son dernier va tout suicidaire...

C'est la politque du "2 pas en avant 1 pas en arrière"
 
 
Le scénario russe, inévitable en Crimée, possible dans le Donbass 
 
Car cette hypothèse d'une confrontation militaire entre Moscou et Kiev (avec ou sans le soutien de forces de l'OTAN), serait pour cette dernières un véritable massacre tant la l'armée dépasse en nombre et en technologie et en force moral cette armée ukrainienne qui n'est que ruines d'une armée soviétique des années 80, jamais entretenue depuis l'indépendance.
 
Soit l'Ukraine attaque la Crimée donc la Russie et alors la riposte sera maintenue jusqu'à la défaite totale du régime de Porochenko, soit c'est le Donbass qui est visé et son armée débordée,. Dans ce cas la Russie, qui est garante des accords de Minsk opérera des frappes limitées et ciblées sur les unités ukrainiennes engagées dans cette violation grave de la trêve, probablement jusqu'à la libération des territoires occupés et en évitant au maximum les combats d'infanterie.
 
Dans les 2 cas, la Russie avant de lancer sa contre-attaque, opérera selon la procédure internationale en usage (conseil de sécurité de l'ONU, ultimatum etc...) C'est dans cet esprit privilégiant toujours les résolutions diplomatiques aux réponses militaires que Moscou a déclenché au moment où une offensive de Kiev semblait imminente dans le Donbass une mise en alerte maximale et dissuasive de ses forces frontalières avec l'Ukraine.
 
 
Alors que la guerre avance à pas lent mais sûrs, on voit se jouer les dernières cartes diplomatiques pour tenter de forcer Kiev a respecter les accords signés à Minsk et s'engager vers un processus de paix. Et pour donner toutes ses chances à cet espoir de paix, Moscou a même changé son équipe diplomatique avec la nomination de Mikhail Babich, le nouvel ambassadeur russe en Ukraine et d'un nouveau représentant spécial dans le groupe de contact de Minsk, Boris Gryzlov, qui est surtout un membre permanent du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie.
 
Mais là encore, poussé par une russophobie hystérique, Kiev continue de fermer la porte des négociations en refusant par exemple d'accréditer Mikhail Babich à son poste diplomatique à Kiev. Comme en Syrie ou Libye par exemple, les marionnettes mises en place en Ukraine tout en protégeant le cordon ombilical qui les nourrit, coupent une par une les ficelles de la cohérence et deviennent des chiens fous irrationnels et incontrôlables qui, par une politique belliciste et suicidaire, vont eux mêmes vers l'abattoir...
 
Espérons que les pays européens coupent la laisse à laquelle les Etats les ont enchaînés à Kiev pour que ces chiens enragés du Maïdan aillent tout seuls vers leur massacre.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article : 

Le Saker francophone, le lien : ICI
 


31/08/2016
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