Korotchenzov

Envoyées à l'Est, les troupes de Kiev ont décidé de faire demi-tour.

La dictature de Kiev ne contrôle pas le pays - Des troupes changent de camp

Posted: 16 Mar 2014 12:56 PM PDT

 
Des militants russophones d'Ukraine orientale, des régions de Donetsk et Lugansk, ont bloqués des colonnes de matériel militaire lourd envoyées par Kiev vers la frontière avec la Russie.
 

Jeudi, fin de journée, des militants de la milice du peuple de Donbass ont bloqué des colonnes comprenant environ 20 camions de transport de matériel militaire lourd, près de Donetsk, en direction de la frontière russe, précise un militant local et ancien officier de ministère ukrainien.

"A environ 17:00 [GMT 1500], les militants locaux m'ont appelé," a déclaré Sergey Rzhavsky. "Ils ont indiqué qu'une colonne [de matériel militaire] était situé près de la ville de Volovaha, du côté de la colonie Valeryanovka. Nous, les unités d'auto-défense populaire de Donbass et de Pavel Gubarev [le gouverneur local, actuellement arrêté à Kiev] nous sommes rapidement dirigés vers ce lieu. Nous avons vu environ 20 camions lourds dont certains transportaient des véhicules de combat anti-aériens ". 

Selon Rzhavsky, les militants se sont engagés dans des négociations avec les troupes, elles ont duré environ une heure ou deux. Au cours des négociations, les militants ont découvert que les camions se dirigeaient vers un polygone situé près de la frontière avec la Russie, pour un entrainement militaire, a-t-il dit. 

"Puisque nous ne voulons pas de carnage fratricide, nous avons proposé l'armée à s'abstenir de recourir à la force. Nous n'avions aucun moyen de défense. Nous leur avons demandé de faire demi-tour, parce que l'équipement militaire était vraiment impressionnant et que si les colonnes militaires passaient en ville, cela augmenterait les tensions,  l'état de choc et ensuite panique ", a-t-il dit. 

Les militants et les troupes, qui ont appelé leurs supérieurs, afin de recevoir de nouveaux ordres , sont arrivés à un compromis, et les troupes de Kiev ont décidé de faire demi-tour. 

"Il n'y avait pas de conflits. Beaucoup de personnes se sont rassemblées. Ils se sont arrêtés et ont offert leur aide et leur soutien moral, ils voulaient juste exprimer leurs points de vue. " 

Rzhavsky a ajouté qu'il savait que 58 véhicules de combat antiaérien se déplacent à travers les régions de Donetsk et Lugansk et se rendent vers la frontière orientale. 

Des manifestations spontanées ont éclaté dans les régions de Kharkov, Donetsk et Lugansk contre le transport de matériel militaire vers la frontière avec la Russie. Les résidents de Lugansk ont également arrêté un train, transportant du matériel militaire lourd, qui se dirigeait aussi vers la frontière, jeudi. 

Selon les habitants, le train est arrivé au crépuscule à la gare de Lugansk, ce qui a causé un certain émoi parmi la population, a rapporté Interfax. Les habitants des villages voisins se sont réunis sur place et ont commencé à empêcher le débarquement de l'équipement. 

En réponse à des questions sur le but de le transport, les troupes ukrainiennes ont dit qu'ils sont arrivés à Lugansk pour remplir une tâche qui n'est connu que de leur commandement, a cité l'agence Interfax. 

N'ayant pas reçu de réponse claire, les résidents ont utilisé une locomotive pour obliger le train à s'arrêter, en dépit des protestations des troupes, ils ont ensuite barricadé les rails avec de la ferraille. 

La plupart des soldats ont réagi calmement aux actions des résidents locaux et n'a pas initié de conflit. En outre, ils ont souligné qu'ils n'utiliseront aucune forme de violence contre les civils. 

Cependant, sept jeunes gens vêtus d'uniformes des forces armées ukrainiennes, mais sans bretelles, armés de fusils Kalachnikov avec silencieux, ont commencé à forcer le commandant de l'unité à "obéir aux ordres" de disperser les habitants et démanteler les barricades. 

Selon les témoignages, une bagarre a eu lieu avec ces hommes non identifiés, qui ont menacé les habitants en disant qu'ils «ont trahi l'Ukraine." Le commandant des troupes qui défendaient les civils a été blessé dans la lutte. 

Après l'incident, les habitants ont mis en place une patrouille 24/24h à l'endroit, pour garder le matériel militaire et empêcher d'autres convois de circuler.

"Actuellement, il y-a une escalade des d'organisations extrémistes dans notre région" a-t-il dit, ajoutant: "Nous ne voulons pas les mêmes violences que dans Kiev." 

"Tout ce qui se passe est une provocation des organisations extrémistes qui tentent de destabiliser la région", a déclaré Rzhavsky. 


Il a ajouté que les personnes de l'est du pays ne sont pas contre l'armée du pays, mais ils réclament que des politiques s’assoient à la table des négociations. 

"Nous ne voulons pas d'une guerre fratricide", a déclaré Rzhavsky, ajoutant que beaucoup dans l'est de l'Ukraine soutiennent le référendum en Crimée, afin qu'elle devienne partie intégrante de la Russie ou  reste au sein de l'Ukraine, dans les conditions d'une plus large autonomie.

Source

Paul : Kiev ne semble pas maîtriser l'armée du pays. Il est probable que beaucoup de soldats soient russophones et se comportent de façon laxiste devant les ordres de la dictature ukrainienne. A ce régime là, une bonne partie des troupes et du matériel militaire va se retrouver sous contrôle des russophones de l'est et du sud du pays. Le danger est l'infiltration de ces soldats par des extrémistes fascistes, près à tout pour imposer la dictature de Kiev.
Un vrai sac de nœuds pour les USA ! 

 



17/03/2014
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