Korotchenzov

La longue marche vers la Vérité Délégation française pour le Donbass

Etape 1 : La reconnaissance
 
Jacques Clostermann et maître Jean-Josy Bousquet
Depuis le coup d'état réalisé sur le Maïdan par les Etats Unis (le Président Obama lui même reconnaissait fin décembre 2015 que "les USA avaient réussi à faire transférer le pouvoir à KIev") les nouveaux acteurs ukrainiens se distinguent par la violence extrême de leurs actes au service d'une politique russophobe génocidaire. La liste des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre est immense et les rapports réalisés chaque année effrayants...
 
Mais faire des dossiers sans qu'ils soient instruits certes est utile au travail futur des historien mais ne rend pas service à la Justice pour laquelle nous nous battons ici au côté du peuple du Donbass. En effet, les satrapes occidentaux à la solde de Washington ont jeté sur les consciences la chape mensongère de la propagande de guerre étasunienne et leurs médias asservis de tenter toute honte bue de cacher sans vergogne l'intolérable jusqu'à pratiquer l'inversion accusatoire quand les morts ne peuvent être ignorés...
 
Le travail diplomatique réalisé par la Fédération de Russie, les réseaux de réinformation qui libèrent jour après jour la Vérité sur des réseaux sociaux et les médias alternatifs qui éveillent de plus en plus les consciences, ont alerté des femmes et des hommes qui répondant à leur sens du Devoir ont décidé de se mettre au service de la Justice.
 
Un groupe de parlementaires et d'avocats s'est intéressé au sort de la population du Donbass, agressée et assiégée par une opération spéciale disproportionnée menée par les nouveaux maîtres de Kiev. Ces femmes et ces hommes courageux qui veulent réaliser par eux mêmes une analyse de terrain sur la réalité de cette guerre cachée, ont délégué à Jacques Clostermann, et maître Jean-Josy Bousquet le soin de réaliser un premier voyage d'étude à Donetsk, et préparer la venue prochaine de la Commission qui sera chargé de porter à la connaissance du public et de la justice les crimes commis par l'armée ukrainienne à l'encontre de la population civile du Donbass.
 
Arrivés le 11 janvier, la délégation s'est engagée dès le lendemain, sous la houlette des Ministères de la Défense et des Affaires étrangères de la DNR, dans un marathon de 3 jours où les visites de terrain s’enchaîneront aux réunions avec les autorités et surtout aux rencontres avec la population.
 
La première journée fut très importante car elle emmena nos deux invités à réaliser une plongée aux milieu des ruines du Donbass assiégé et se rendre compte par eux même de la brutalité génocidaire subie par sa population...
 
Le matin, la délégation et ses accompagnateurs se regroupent au centre de Donetsk où le Commandant en second de l'armée de la DNR, Edouard Bassourine les accueille et s'engage à leur servir de guide dans leur découverte du front.
Dans une atmosphère froide et humide le convoi s'engage dans un brouillard lugubre vers les ruines de l'aéroport disparu sous les pluies d'acier de l'artillerie ukrainienne...
 
A peine 20 minutes après avoir quitté le centre ville illuminé de Donetsk, le cortège s'engage dans le quartier de Oktyabrsky durement touché par les bombardements depuis 2 ans.
Les premières stigmates de la guerre bornent rapidement notre descente vers l'enfer et une atmosphère de plus en plus pesante invite accueille nos invités dont le silence témoigne de leur effarement et de leur surprise...
 
A quelques centaines de mètres de l'aéroport, la nature meurtrie nous invite a pénétrer sur l'espace aéroportuaire de Donetsk, un des champs de bataille les plus violents de cette guerre menée contre le Donbass.
 
Le brouillard et le froid pénétrant diluent les sensations physiques et les émotions des coeurs, tandis qu'autour de nous apparaissent les formes déchiquetées d'un décor dantesque.
 
 
Jacques Clostermann, et Jean-Josy Bousquet sont sous le choc, car jamais cette vision n'a été rapporté par les médias officiels et il est difficile d'accepter que ce champ de bataille apocalyptique et encore actif se situe aujourd'hui au coeur de l'Europe, 70 ans après la fin de la Deuxième guerre mondiale. Et aussitôt nos 2 invités stupéfaits tiennent à témoigner de leur compassion et de leur indignation...

 
 
 



 
 
 






Cet aéroport qui venait d'être entièrement modernisé a été détruit non seulement à cause de son importance stratégique mais aussi car il est le symbole du développement et du dynamisme du Donbass..
 
La délégation réalise ici ses premières rencontres avec les acteurs de ce terrible conflit et recueille avec attention le témoignage des soldats en poste sur cette partie de l'aéroport. Ces jeunes hommes témoignent sans haine de leurs résistance face à l'agression menée contre leurs familles.                    Nous quittons peu après les ruines de l'aéroport et, happée par le brouillard tenace, la délégation continue en silence sa descente aux enfers dans les quartiers silencieux...
 
Sur notre chemin, des silhouettes fantomatiques et furtives apparaissent parfois à l'angle des maisons éventrées et noircies. Nous nous arrêtons pour saluer Igor et Larissa, un couple  resté courageusement au milieu des ruines, entourés de leurs animaux dont le 6ème sens prévient souvent les bombardements. Ils témoignent du martyr de leur quartier. chaque nuit frappé par les tirs erratiques de l'artillerie ukrainienne. 
Notre prochaine étape est le monastère de femmes bombardé en 2014 par les ukrainiens lors de leur assaut sur le Nord de la ville... L'intensité des bombardements réalisés sur ce sanctuaire religieux, leur fréquence, et leurs munitions au phosphore blanc régulièrement utilisées par les soudards de Kiev, prouvent que nous n'avons pas affaire à un "dommage collatéral" inévitable dans la guerre urbaine mais bien à un acte terroriste intentionnel qui dans une politique génocidaire cherche a détruire les racines et les symboles de l'identité d'un peuple.  
 
 
 

 

Le convoi continue son chemin et avant de nous diriger vers Debaltcevo, nous visitons un quartier résidentiel, loin des objectifs militaires et de la ligne des combats mais qui a été la cible de l'artillerie de Kiev 42 fois depuis 1 an ! Là encore, dans cette cité éventrée où des habitants tentent toujours de survivre, les témoignages des pierres et des Hommes montrent la haine subie par le peuple du Donbass.
A Debaltsevo, théâtre de combats extrêmement violent il y a un an, la délégation rencontre les autorités locales et des habitants de cette petite ville de 25 000 habitants libérée par les forces républicaines en mars 2015.Les autorités ont initié des rencontres libres avec des civils qui ont été témoins des exactions menées par une armée ukrainienne abandonnée à sa haine et qui a terrorisé pendant des mois une population prise en otage sous les bombardements et les assassinats... 
 
Uglegorsk fut notre dernière étape de cette première journée, petite ville de 7500 habitants au Nord de Donetsk qui a été également l’objectif de l'artillerie ukrainienne qui a soumis sa population à de très violents bombardements durant les combats de Debaltsevo. Dans cette ville, la délégation, outre les témoignages recueillis, a pu apprécier la qualité de l'hospitalité autour d'un buffet offert par les habitants de cette communauté du Donbass.  
 

 

 
A SUIVRE...
 
 
 
 
Jacques Clostermann :
Les actes des militaires ukrainiens ne sont rien d'autre que du terrorisme:
 
 
Jacques Clostermann, un politicien français qui est venu en RPD avec une délégation de défenseurs des droits de l'homme, a décrit les actes des troupes ukrainiennes dans le Donbass comme étant des attaques terroristes.
 
"Aujourd'hui, nous avons vu des infrastructures civiles sévèrement touchées. Une des habitations de la localité d'Oktyabrsky (un ancien immeuble résidentiel de cinq étages) a été bombardée environ 40 fois. Il est impossible de toucher autant de fois des cibles civiles par accident, donc de telles attaques ne peuvent être appelées autrement qu'attaques terroristes," a-t-il souligné.
 
"Ce sont des bandits, et non une armée qui est à l’œuvre," a indiqué Сlostermann.
 
Il a exprimé son intention de raconter à ses concitoyens tout ce qu'il a vu dans le Donbass.
 
"Je veux leur rapporter la vérité sur ce qui se passe ici. Je vais aussi organiser la venue d'une nouvelle délégation ici, je suis sûr qu'il y aura des personnes intéressées par une telle offre," a ajouté le politicien.
 
Jacques Clostermann, le président de l'association "Mon Pays la France" de la coalition de Marine Le Pen, est arrivé en RPD, avec l'avocat Josy-Jean Bousquet, au sein de la délégation de défenseurs des droits de l'homme. Le jour précédent, les invités français ont visité l'aéroport de Donetsk, la localité d'Oktyabrsky au Nord de Donetsk, ainsi que les villes de Debaltsevo et Ouglegorsk, où ont eu lieu il y a un an de violents combats. Les défenseurs des droits de l'homme ont rencontré les habitants de ces villes, écouté leurs témoignages à propos des crimes des militaires ukrainiens, et examiné les destructions provoquées par les bombardements.
 
Jacques Clostermann, confiant son émotion dans le coeur miraculeusement intact du couvent d'Iversky détruit par les bombardements 

 

La délégation française de l'espoir dans le Donbass
 
"Après plusieurs mois de travail acharné, nous avons réussi avec l’aide des autorités locales de Donetsk, différents ministères et bien des complications de faire venir dans le Donbass une petite délégation française constituée à titre privé, de maître Jean-Josy Bousquet, ancien bâtonnier et président de l’association des avocats de la Ligue des Droits de l’Homme, de sa compagne citoyenne marocaine et enfin de Jacques Clostermann, le fils du légendaire pilote de la France Libre, Pierre Clostermann, l’un des compagnons de la Libération, ancien administrateur de Dassault, as de la chasse, formidable symbole de la Résistance et auteur du fameux livre sur ses aventures dans le ciel en feu de la Seconde Guerre mondiale : Le Grand Cirque.
 
Accompagné du Commandant en second des forces républicaines de Donetsk, Edouard Bassourine, de représentants du Ministère de la Défense et du Ministère des Affaires étrangères, la délégation française a été conduite aujourd’hui dans les ruines enneigées de l’aéroport de Donetsk et des alentours, autre symbole fort mais ce dernier du Donbass, bataille acharnée qui a vu la déroute complète des forces ukrainiennes l’hiver dernier. La délégation a pu ensuite parler à des habitants vivants dans les ruines dévastées du front, notamment Vladimir et son épouse vivant sans eau, gaz et électricité et qui ont accueillis la délégation jusque dans leur logis.
 
L’émotion était aussi au rendez-vous dans les ruines de Debaltsevo et d’Ouglegorsk ou la délégation a été reçue par les autorités municipales, maisons en ruine et défoncées, impacts de balles et d’éclats d’obus, routes défoncées par les bombardements… le plus émouvant a été la discussion qui s’est déroulée entre la délégation et les habitants, des témoignages poignants de braves gens les larmes aux yeux racontant leur survie, les bombardements, la folie meurtrière des « soldats » ukrainiens haineux, les saccages, les pillages sans fin, les meurtres gratuits et les insultes et menaces de mort. La journée aura été riche à tout point de vue, la délégation a pu se rendre compte de la réalité du Donbass et sera demain reçue dans plusieurs lieux, notamment elle pourra prendre la mesure des crimes de guerre ukrainiens pendant une longue consultation des documents rassemblés par les avocats locaux.
 
Maître Jean-Josy Bousquet se disait « prêt à aider pour qu’un jour les criminels soient jugés en bonne et due forme, l’avocat doit se trouver là où l’on a besoin de lui, le terme avocat signifie en effet l’homme que l’on peut appeler (à l’aide) et nous ferons notre possible en France pour retransmettre la vérité ». C’est aussi le sentiment de Jacques Clostermann, Gaulliste convaincu, alors que son compagnon de périple dans le Donbass a une sensibilité plutôt fermement à gauche. Le tandem a pu réellement voir le plus terrible de la guerre ethnique et cruelle que mène l’Ukraine contre les russophones du Donbass. Elle est un signe d’espoir et sera sans doute l’avant-garde d’une prochaine délégation plus forte en nombre, de diverses personnalités politiques ou privées, les projets fleurissant aussi autour de l’aide qui pourrait être apportée à la région et la cause de la Liberté du Donbass. DONi salue le courage de ces deux Français et de la compagne marocaine de Monsieur Bousquet qui à leurs propres frais ont entrepris ce long voyage périlleux et qui sera nous l’espérons la promesse de la destruction future de l’omerta des médias français sur la vraie réalité du drame du Donbass, des massacres et des tueries orchestrées par Kiev et du triste soutien de la France officielle à un régime s’appuyant sur une importante frange néonazie.
 
Soulignons toutefois une autre lueur d’espoir venue de la Maire de Nantes qui a alerté le préfet pour interdire la réunion néonazie qui doit se tenir le 16 janvier avec un criminel de guerre français du bataillon Azov et d’autres sinistres personnages dans la mouvance des supports à l’Ukraine, sympathisant de Pravy Sektor et autres nazillons espérant importer en France le virus du Maïdan et le cauchemar que bien avant eux, l’Allemagne nazie avait répandu dans le Monde entier dans un bain de sang qui jusqu’à présent n’a pas eu d’égal dans l’Histoire de l’Humanité."
 
Laurent Brayard, volontaire français , journaliste à DONi Press
 
 
Le reportage de NTV
 
Le lien : ICI
 
Compte Rendu en anglais
 
Le lien : ICI


14/01/2016
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