Korotchenzov

Lausanne, arrivée du premier Ogay venant d'Ecosse

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Nantes

 

1685 La révocation de l'Édit de Nantes

Cette révocation entraîna l’exil de beaucoup de huguenots, affaiblissant l’économie française au bénéfice des pays protestants qui les ont accueillis : l’Angleterre et ses colonies de la Virginie et de la Caroline du Sud, l’Allemagne[4], la Suisse, les Pays-Bas et ses colonies du Cap et de la Nouvelle-Amsterdam, cette dernière anciennement située sur le territoire du New York et du New Jersey d’aujourd’hui. On parle très approximativement de 300 000 exilés, dont beaucoup d’artisans ou de membres de la bourgeoisie.

 

Philip Mac Ogay, originaire d'Ecosse, huguenot réfugié en Suisse, fondateur du Moulin du Tunnel, (17ème siècle).

Paysages d'Ecosse :

http://www.youtube.com/watch?v=qbsyoOLd2TE&feature=player_embedded#!

Il achètera la nationnalité suisse et deviendra bourgeois de Lovatens.

 

Plan de  Lausanne :

À la fin du 17ème siècle, Lausanne est une bourgade de quelque 6’000 habitants. Son centre économique, la Cité, se situe en hauteur.

La vallée du Flon est alors une vallée naturelle, inhabitée, au fond de laquelle coule une rivière, le Flon. Quelques moulins bordent son cours et d’innombrables vignes s’étendent sur ses flancs pentus. De petits jardins attenants à des maisons de paysans (curtils) y sont cultivés. Durant la 1ère moitié du 18ème siècle, ces derniers cèdent la place à des jardins et à des prés clôturés permettant une 2ème récolte de fourrage sec.
Vue de la vallée du Flon :



C’est là, en bordure du Flon, que vient s’installer, vers 1740, la famille Mercier, famille protestante d’origine française, afin d’y fonder une tannerie. Celle-ci prend rapidement de l’essor et se transforme, de petite société, en industrie réputée hors des frontières nationales.

Le début du développement industriel au 19ème voit de nouvelles scieries, foulons et autres tanneries occuper la vallée du Flon, s’accompagnant d’une mauvaise réputation liée à l’activité malodorante du travail du cuir : les Lausannois évitent le lieu.

En 1832, une épidémie de choléra incite la Ville à procéder au voûtage du Flon:



et de la Louve. Ceci procède également du souhait des pouvoirs publics de modifier la topographie alors accidentée de la Ville et de faciliter les communications. Le comblement du Flon en amont débute donc en 1836, ainsi que la réalisation d’une ceinture de faible dénivellation achevée une dizaine d’année plus tard. Celle-ci nécessite la construction du Pont Pichard (Grand-Pont actuel) entreprise entre 1839 et 1844. Cet emblème de la vie moderne, avec sa double rangée d’arches s’élevant à 25 mètres, permet la liaison Est-ouest de la Ville, et au trafic, d’éviter les routes pentues.
Pont Pichard :

De plus, la Ville, également soucieuse de participer à l’essort industriel, lance en 1857 un concours dans ce sens qui ne trouve une réponse qu’en 1868. Des entrepreneurs courageux, dont, notamment l’ingénieur cantonal Louis Gonin (1827 - 1898) et le tanneur Jean-Jacques Mercier-Marcel (1826 - 1903) soumettent un projet ambitieux : la création d’une gare de marchandises pour un futur chemin de fer reliant Lausanne et Ouchy, accompagnée d’un centre d’entrepôts, et la canalisation vers Lausanne des eaux du Grenet et du Lac de Bret qui fourniront, entre autres, l’énergie nécessaire pour le fonctionnement du chemin de fer.

Le 12 mars 1874, la Compagnie du Chemin de fer Lausanne-Ouchy (qui, beaucoup plus tard, deviendra le Groupe LO) et des Eaux de Bret, est fondée afin d’assurer le transport des hommes et marchandises entre le port d’Ouchy, la gare de la ligne Jura-Simplon d’alors, et la place Saint-François. La Compagnie devient propriétaire de toute la vallée en contrepartie de la prise en charge des frais de l’ensemble des travaux qui débutent en juin suivant.

Des tunnels sont creusés entre Lausanne et Ouchy, et la terre excavée sert au remblaiement du Flon en aval du Grand Pont. Ce chantier d’une envergure extraordinaire durera jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, donnant pendant plus de 40 ans une allure de terrain vague à ce qui fut une vallée verdoyante.



Entre temps, la première rangée des arches du Grand Pont disparaît ; la gare et le funiculaire du Lausanne-Ouchy sont inaugurés en 1877 ; la vallée est aplanie peu à peu permettant la construction de nouveaux bâtiments dont l’Entrepôt fédéral qui ouvre ses portes en 1885.



Les entrepôts se construisent très rapidement sur la plate-forme du Flon, au fur et à mesure du tassement des remblais, et selon le schéma orthogonal fixé par les dessertes des voies du chariot transbordeur, dont la trame est encore visible aujourd’hui.






21/10/2010
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