Korotchenzov

Le mythe russe porte un nom : Igor Strelkov,

 par Alexandre Douguine

21AOÛT

 Qui est Alexandre Douguine ?

4at

Alexandre Guelievitch Douguine, né à Moscou le 7 janvier 1962, dans une famille de militaires, est un théoricien politique russe. Son père était officier du KGB. Douguine est décrit comme un patriote russe passionné, un intellectuel et un fidèle de la religion orthodoxe (dans la branche traditionaliste des « vieux croyants »). Il serait polyglotte, parlant neuf langues, et a obtenu un doctorat en histoire de la science, en 2001, et un second en science politique, en 2004.  Récemment dans la presse française, en particulier dans le Nouvel Observateur, nous avons eu droit à des portraits du personnage : il aurait s’agit d’une sorte de Raspoutine mâtiné de rouge brun, que l’on transformait en conseiller le plus écouté de Poutine. Ce qui bien évidemment n’était pas destiné à nous rassurer sur l’ennemi favori du moment de nos médias.

Il est vrai que le personnage fait partie de ces gens qui ont oscillé à la chute de l’Union soviétique entre le communisme et un nationalisme grand russe et noué de ce fait des liens avec une certaine extrême-droite européenne, ils sont issus d’un traumatisme de la société russe post-soviétique que l’on peut symboliser par un événement qui a été évacué de la mémoire occidentale : la manière dont Eltsine pour imposer les privatisations et les diktats américains, la base de l’oligarchie encore actuellement au pouvoir, a fait tirer sur l’Assemblée du peuple hostile aux réformes.

Sous la direction de conseillers US et soutenu par les milieux capitalistes occidentaux, Boris Eltsine avait lancé son programme de réformes le 2 janvier 1992, qui entraînèrent rapidement une baisse catastrophique du niveau de vie pour la population (ce qui fut qualifié de « génocide économique » par le vice-président Alexandre Routskoï). Survint alors la « crise constitutionnelle russe » ; le pouvoir législatif (encore largement basé sur des structures de l’époque soviétique tardive) et le pouvoir exécutif entrèrent en conflit.

En septembre 1993, la crise politique atteignit un point de non-retour. Eltsine proclama son intention de poursuivre ses réformes et déclara dissous le Parlement (ce qu’il n’avait pas le droit de faire d’après la Constitution). Le Parlement refusa cette dissolution, démit Eltsine, et en appela au soutien de la population.

 Limonov et Douguine soutinrent cette « révolte » des députés, maladroitement dirigée par Khasboulatov (président du Parlement) et par l’ancien colonel de l’Armée rouge, Alexandre Routskoï. Finalement, la hiérarchie militaire bascula du côté d’Eltsine (qui bénéficiait aussi du soutien des États-Unis) et la « révolte » fut écrasée par la force. Le 4 octobre, Eltsine fit tirer au canon sur le Parlement, qui fut ensuite pris d’assaut. Douguine fut lui-même pris dans la fusillade dans le quartier d’Ostankino (devant le bâtiment de la télévision russe). La population dans son ensemble était hostile aux réformes ultra-libérales mais n’avait ni organisation, ni leader.

On ne comprend rien à ce qui se joue aujourd’hui y compris à partir de la situation en Ukraine si l’on occulte ce drame que fut la fin de l’Union soviétique. Les tentatives multiples de trouver dans le parti communiste une force de résistance aussi bien par Douguine que par l’autre conseiller du président Poutine Sergei Glazyev, dont nous avons publié l’interview et qui lui s’affirme beaucoup plus à gauche… Le choix d’un ultranationalisme qui doit encore être explicité non à partir de notre propre nationalisme français mais à partir de l’histoire russe, de son messianisme… Autant de manières de tenter de résister face à la profonde dépression qu’a connu la Russie, le sentiment d’une injustice, d’une humiliation imméritée… Une manière de se ressourcer dans les classiques et l’histoire qui fourni une floraison d’intellectuels… de tendances opposées…  La seule chose qui rapproche ces deux hommes que l’occident définit comme les "conseillers de Poutine", est leur refus de l’oligarchie, de la corruption qui entraîne la Russie vers la soumission à l’occident et qui les oppose à toute une aile du parti de Poutine, pro-occidental y compris le premier ministre.

Poutine, malgré sa réputation d’autocrate, est un homme qui prend des avis contradictoires y compris du parti communiste de la Fédération de Russie dont il ne cesse de chercher un soutien qui lui est accordé au plan international, mais qui se heurte à une franche opposition en ce qui concerne le plan intérieur et la politique au profit des oligarques qui nuit autant à la population qu’au développement national, selon les communistes. Ces derniers dans la crise ukrainienne ont marqué une volonté anti-occidentale, ne cherchant à ménager ni les Etats-Unis, ni l’Europe et un soutien plus affirmé aux insurgés. De ce fait on retrouve dans la révolte de la population du Donbass les mêmes forces qui s’unissent pour résister.

Il y a aussi le fou du roi, le bouffon,  Vladimir Zhirinovsky à la  fin de la semaine dernière dans une interview à la chaîne de télévision russe "Russie 24" a décrit un scénario possible d’un conflit armé en Europe. Pour lui les Etats-Unis et l’Europe ont déjà choisi le conflit armée et la situation en Ukraine, la volonté de mettre l’OTAN à la frontière russe va immanquablement porter la guerre contre la Russie. Selon lui, Moscou sera obligé à des attaques préventives sur les bases de l’OTAN dans les pays baltes et la Pologne. "Les pays baltes, la Pologne sont condamnés. Ils seront emportés," a dit  Jirinovski. Certes il s’agit de Jirinovski dont la crédibilité est minimale mais elle reflète l’absence de confiance liée à l’expérience de la majorité des Russes. Ce qui se passe dans le Donbass n’est que le début de la guerre décidée contre la Russie et il sera impossible de l’éviter.

Il est évident que la situation en Ukraine, l’offensive de l’OTAN, et surtout le massacre dans le Donbass d’une population russe se traduit par un débat très âpre chez les intellectuels comme dans le peuple russe. Si la position de Poutine est majoritairement approuvée, il existe des tensions et aussi bien à gauche que les chez ultranationalistes orthodoxes une volonté de remettre en question l’oligarchie et un soutien plus affirmé aux Russes du Donbass. C’est dans ce contexte qu’il faut lire ce portrait de Strelkov par Douguine qui donne le sentiment que cette droite est à la recherche de son général Boulanger.

Le portrait de Strelkov

mercredi 20 août 2014 Le mythe russe porte un nom : Igor Strelkov  Par Alexandre Douguine Nous devons comprendre que le rôle d’Igor Strelkov est fondamental. Cet homme est le type même de l’idéaliste russe, conservateur et véritable patriote, qui comble l’abîme existant entre la pensée et l’action, cet abîme qui est le fléau de notre patriotisme. Quand les Russes réalisent avec acuité que leurs valeurs sont ridiculisées, que leurs intérêts sont bafoués et que leur gouvernement n’est pas aux mains des meilleurs mais des plus ignobles, que font-ils ? Ils se plaignent, geignent, blâment les élites intellectuelles, boivent (bien sûr) et créent des groupuscules que le système réduit rapidement à néant. Les plus passionnés s’adonnent aux bagarres de rues, aux agressions, à une violence et à des sacrifices sans signification. Certains sont soudoyés pour servir les plans de l’opposition, d’autres sont manipulés par la police et les services secrets. C’est un cercle vicieux. Personne ne s’attaque au véritable ennemi, personne n'affirme quel est son but véritable, personne ne va jusqu'à celui-ci, fermement et la tête haute. Après tout ce ne sont que des jeunes gens qui se sacrifient, des nationalistes russes, des nationaux-bolcheviques, des Partisans de Primorié (1) qui sont tués lors d’affrontements ou qui pourrissent en prison sans rime ni raison. Cela ne dérange personne. Les Russes continuent leurs rêves du quotidien. D’autres passent des décennies en bavardage vide de sens et vaniteux, donnant d’eux une vision pathétique. Et c’est alors que Strelkov apparaît. Il est Russe. Il est inflexible. Il est naïf et timide. C’est un idéaliste avec des principes. En temps de paix, on n’a pas besoin d’un homme tel que lui et il est partout mal à sa place. Actuellement, il dirige la ligne de front d’une guerre populaire. Il le fait volontairement. Ainsi, il brise les chaînes de l'impuissance, il dissipe la brume de la crainte et il fait disparaître le désespoir et la dépression due à l'incapacité de traduire ses idéaux dans l'action. N’aurait-il pas été plus loin que la Crimée, ou aurait-il été tué dans les premiers jours de la défense de Slaviansk, nous n’aurions rien appris de lui. C’est ainsi que d’autres hommes formidables sont tombés : ils étaient des héros, eux aussi, comme il en est un, c’étaient d'autres russes ayant brisé les chaînes de l'obscurité. Certains d'entre eux étaient mes amis. Mais Strelkov a été plus loin, il a créé une armée. Il est devenu le point focal de nos espoirs, de notre volonté et de notre transformation. Les autres n’étaient pas moins bon, courageux et légèrement maladroit (comme tous les russes) que lui, mais c’est Strelkov seul qui a eu le don de toucher quelque chose dans notre âme, dans notre sentiment national. Et le mythe russe s’est incarné en lui, il a comblé notre besoin d’avoir un héros. Il a simplement rempli son devoir. Oui, mais ce n’est pas le devoir d’un professionnel ou d’un homme que le destin a placé dans une situation difficile. C’est son devoir. C’est son devoir d’homme Russe qui dépasse l’apathie, la crainte, l’indifférence et l’appréhension. C’est précisément cela l’important : Strelkov a tout fait de lui-même. Et à travers lui, nous devenons plus proche de nous-même. Nous voyons de quoi nous sommes réellement capables. Les soldats qui ont combattu en Afghanistan et en Tchétchénie étaient aussi héroïques. Mais ils ne s’étaient pas rendus là de leur propre volonté. Ils remplissaient un devoir de nature différente au service de l’État. Strelkov, de son côté, remplit un devoir au service de l’Idée, de l’idée russe. Il a brisé les barrières de notre âme. Il nous a émancipés. Strelkov a corrigé quelque chose en nous, il nous a guéris. Nous pensions qu’il n’était pas possible de voir cela : un combattant russe orthodoxe dépourvu de toute peur prenant de sa simple volonté la tête d’une guerre sacrée. Il l’a fait. Et il a commencé à vaincre. Et à chacune de ses victoires, à chaque compte rendu qui nous parvenait de la ligne de front, c’était nous qui étions victorieux. La Russie triomphait. Cela n’était pas dû à ses convictions politiques ou même à ses capacités comme chef de guerre. C’était plus profond que cela. Il devint notre mythe. Et il n’appartient plus à lui-même, au service armé ou à l’État mais seulement à ce mythe - le mythe russe sur la façon dont nous étions et que nous pouvons redevenir à tout moment. Ceux qui haïssent Strelkov appartiennent à une race particulière, pas au sens biologique, mais au sens spirituel. C’est la race des techniciens, des artistes, des bureaucrates, des manipulateurs et des marchands. Werner Sombart avait l’habitude de dire qu’il y a deux types d’hommes : les marchands et les héros. L’Europe moderne est le résultat du triomphe des marchands (capitalisme) sur la race des héros (Moyen Âge). Strelkov est un Russe du Moyen Âge. Après tout, l’orthodoxie en elle-même ne peut pas être “moderne” : ce serait une parodie, un simulacre. Elle doit être soit ancienne soit médiévale. La “modernité” est le patrimoine de l’Antichrist. Ainsi, Strelkov appartient au passé. Pas au passé qui n’est plus, mais à celui qui était vraiment et qui est encore, comme le cœur de nos âmes, comme le centre mystérieux de l’identité russe. Nous devons encore entièrement saisir ce que Strelkov signifie vraiment pour nous. Mais la rage qu’il inspire à tous les esprits démoniaques, l'envie que les caractères superficiels éprouvent envers lui, la haine qu'il provoque en Occident et au sein la junte au pouvoir à Kiev, tout cela prouve qu'il n'est pas un accident. Encore une fois, ce n’est pas en tant que personne, ce n’est pas au niveau individuel qu’il faut le juger mais comme celui qui incarne le type russe. Un russe véritable comprend tout concernant Strelkov. Il est nous-même. Il incarne le peuple, le peuple qui s’éveille. Je demande à ceux qui me font confiance de prendre soin de son image. Il est pour nous un héritage culturel d’une immense valeur. C’est pourquoi on a voulu l’assassiner, se débarrasser de lui, minimiser sa signification, le ridiculiser et l’abaisser. Si nous permettons que cela advienne alors nous sommes des êtres sans valeur. Les mythes doivent être défendus, il faut défendre la manière dont Strelkov combat et le combat qu’il mène pour la République de Novorossia, pour la Grande Russie et pour chacun d’entre nous. Que le Christ soit avec toi, Igor… Alexandre Douguine 1 - Groupe nationaliste activiste de Vladivostok dont plusieurs membres sont morts lors d’affrontements avec la police. Leur nom en russe est Primorskiye partisany. Le Primorié est la région la plus orientale de la Russie (capitale Vladivostok).

Nous devons comprendre que le rôle d’Igor Strelkov est fondamental. Cet homme est le type même de l’idéaliste russe, conservateur et véritable patriote, qui comble l’abîme existant entre la pensée et l’action, cet abîme qui est le fléau de notre patriotisme. Quand les Russes réalisent avec acuité que leurs valeurs sont ridiculisées, que leurs intérêts sont bafoués et que leur gouvernement n’est pas aux mains des meilleurs mais des plus ignobles, que font-ils ? Ils se plaignent, geignent, blâment les élites intellectuelles, boivent (bien sûr) et créent des groupuscules que le système réduit rapidement à néant. Les plus passionnés s’adonnent aux bagarres de rues, aux agressions, à une violence et à des sacrifices sans signification. Certains sont soudoyés pour servir les plans de l’opposition, d’autres sont manipulés par la police et les services secrets. C’est un cercle vicieux. Personne ne s’attaque au véritable ennemi, personne n’affirme quel est son but véritable, personne ne va jusqu’à celui-ci, fermement et la tête haute. Après tout ce ne sont que des jeunes gens qui se sacrifient, des nationalistes russes, des nationaux-bolcheviques, des Partisans de Primorié (1) qui sont tués lors d’affrontements ou qui pourrissent en prison sans rime ni raison. Cela ne dérange personne. Les Russes continuent leurs rêves du quotidien. D’autres passent des décennies en bavardage vide de sens et vaniteux, donnant d’eux une vision pathétique.

Et c’est alors que Strelkov apparaît. Il est Russe. Il est inflexible. Il est naïf et timide. C’est un idéaliste avec des principes. En temps de paix, on n’a pas besoin d’un homme tel que lui et il est partout mal à sa place. Actuellement, il dirige la ligne de front d’une guerre populaire. Il le fait volontairement. Ainsi, il brise les chaînes de l’impuissance, il dissipe la brume de la crainte et il fait disparaître le désespoir et la dépression due à l’incapacité de traduire ses idéaux dans l’action. N’aurait-il pas été plus loin que la Crimée, ou aurait-il été tué dans les premiers jours de la défense de Slaviansk, nous n’aurions rien appris de lui. C’est ainsi que d’autres hommes formidables sont tombés : ils étaient des héros, eux aussi, comme il en est un, c’étaient d’autres Russes ayant brisé les chaînes de l’obscurité. Certains d’entre eux étaient mes amis. Mais Strelkov a été plus loin, il a créé une armée. Il est devenu le point focal de nos espoirs, de notre volonté et de notre transformation. Les autres n’étaient pas moins bons, courageux et légèrement maladroits (comme tous les Russes) que lui, mais c’est Strelkov seul qui a eu le don de toucher quelque chose dans notre âme, dans notre sentiment national. Et le mythe russe s’est incarné en lui, il a comblé notre besoin d’avoir un héros. Il a simplement rempli son devoir. Oui, mais ce n’est pas le devoir d’un professionnel ou d’un homme que le destin a placé dans une situation difficile. C’est son devoir. C’est son devoir d’homme russe qui dépasse l’apathie, la crainte, l’indifférence et l’appréhension. C’est précisément cela l’important : Strelkov a tout fait de lui-même. Et à travers lui, nous devenons plus proches de nous-même. Nous voyons de quoi nous sommes réellement capables. Les soldats qui ont combattu en Afghanistan et en Tchétchénie étaient aussi héroïques. Mais ils ne s’étaient pas rendus là de leur propre volonté. Ils remplissaient un devoir de nature différente au service de l’État. Strelkov, de son côté, remplit un devoir au service de l’Idée, de l’idée russe. Il a brisé les barrières de notre âme. Il nous a émancipés. Strelkov a corrigé quelque chose en nous, il nous a guéris. Nous pensions qu’il n’était pas possible de voir cela : un combattant russe orthodoxe dépourvu de toute peur prenant de sa simple volonté la tête d’une guerre sacrée. Il l’a fait. Et il a commencé à vaincre. Et à chacune de ses victoires, à chaque compte rendu qui nous parvenait de la ligne de front, c’était nous qui étions victorieux. La Russie triomphait.

Cela n’était pas dû à ses convictions politiques ou même à ses capacités comme chef de guerre. C’était plus profond que cela. Il devint notre mythe. Et il n’appartient plus à lui-même, au service armé ou à l’État mais seulement à ce mythe – le mythe russe sur la façon dont nous étions et que nous pouvons redevenir à tout moment.

Ceux qui haïssent Strelkov appartiennent à une race particulière, pas au sens biologique, mais au sens spirituel. C’est la race des techniciens, des artistes, des bureaucrates, des manipulateurs et des marchands. Werner Sombart avait l’habitude de dire qu’il y a deux types d’hommes : les marchands et les héros. L’Europe moderne est le résultat du triomphe des marchands (capitalisme) sur la race des héros (Moyen Âge). Strelkov est un Russe du Moyen Âge. Après tout, l’orthodoxie en elle-même ne peut pas être “moderne” : ce serait une parodie, un simulacre. Elle doit être soit ancienne soit médiévale. La “modernité” est le patrimoine de l’Antichrist. Ainsi, Strelkov appartient au passé. Pas au passé qui n’est plus, mais à celui qui était vraiment et qui est encore, comme le cœur de nos âmes, comme le centre mystérieux de l’identité russe.

Nous devons encore entièrement saisir ce que Strelkov signifie vraiment pour nous. Mais la rage qu’il inspire à tous les esprits démoniaques, l’envie que les caractères superficiels éprouvent envers lui, la haine qu’il provoque en Occident et au sein la junte au pouvoir à Kiev, tout cela prouve qu’il n’est pas un accident. Encore une fois, ce n’est pas en tant que personne, ce n’est pas au niveau individuel qu’il faut le juger mais comme celui qui incarne le type russe. Un russe véritable comprend tout concernant Strelkov. Il est nous-même. Il incarne le peuple, le peuple qui s’éveille.

Je demande à ceux qui me font confiance de prendre soin de son image. Il est pour nous un héritage culturel d’une immense valeur. C’est pourquoi on a voulu l’assassiner, se débarrasser de lui, minimiser sa signification, le ridiculiser et l’abaisser. Si nous permettons que cela advienne alors nous sommes des êtres sans valeur.

Les mythes doivent être défendus, il faut défendre la manière dont Strelkov combat et le combat qu’il mène pour la République de Novorossia, pour la Grande Russie et pour chacun d’entre nous.

Que le Christ soit avec toi, Igor…

Alexandre Douguine

1 – Groupe nationaliste activiste de Vladivostok dont plusieurs membres sont morts lors d’affrontements avec la police. Leur nom en russe est Primorskiye partisany. Le Primorié est la région la plus orientale de la Russie (capitale Vladivostok).



10/09/2014
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