Korotchenzov

Nicolas II: "Peut-être, pour le salut de la Russie, faut-il une victime expiatoire.

 photo de Laurence Guillon.
 

Nicolas II:
"Peut-être, pour le salut de la Russie, faut-il une victime expiatoire. Je serai cette victime. Que la volonté de Dieu soit faite". (D'une conversation avec Stolypine) 


"Il n'y a pas de sacrifice que je n'eusse apporté au nom du bien véritable et du salut de notre chère Petite Mère la Russie" (dans un télégramme au président de la Douma M.V. Rodzianko. 


"Que je périsse, pourvu que je sauve la Russie"

 

Sire, cher tsar Nicolas, je suis convaincue, un siècle plus tard, qu'en effet vous l'avez sauvée, vous l'avez lavée dans votre sang et celui de tous les martyrs qui ont suivi, victimes d'un terrible et satanique ennemi interne, et c'est sans doute maintenant que, selon la prédiction de Dostoïevski, elle va peut-être sauver le monde.
Laurence Guillon

Photo de Laurence Guillon.
 

Dernière lettre du saint docteur Eugène Botkine, récemment canonisé par l'Eglise russe, assassiné avec la famille impériale de Russie le 17 juillet 1918:


«Mon cher ami Sacha, je fais une dernière tentative pour écrire une vraie lettre, du moins d'ici, bien que ce soit une clause tout à fait, à mon avis, superflue: je ne pense pas qu'il m'ait été attribué d'encore écrire, ma détention volontaire ici est moins limitée que mon existence terrestre. En substance, je suis déjà mort, je suis mort pour mes enfants, pour mes amis, mon affaire...

 

Quand nous n'étions pas encore diplômés, mais encore étudiants mais déjà amis, confessant les principes avec lesquels nous sommes entrés dans la vie, nous ne les regardions pas, dans leur ensemble, d'un point de vue religieux, et je ne sais pas si beaucoup d'entre nous avaient de la religion. Mais tout code de principes est déjà une religion, et le nôtre s'approchait tellement du christianisme que notre conversion complète, ou du moins celle de beaucoup d'entre nous, était un passage naturel.

 

Dans l'ensemble, si "la foi sans les œuvres est morte", les œuvres sans la foi peuvent exister, et si l'un de nous ajoutait la foi aux œuvres, c'était déjà par une grâce spéciale de Dieu à son égard.Je me révélai l'un de ces chanceux, par le moyen d'une pénible épreuve, la perte de mon premier-né, mon petit garçon d'un an et demie Serioja. Depuis lors, mon code de principes s'est nettement élargi et déterminé, dans chaque cas, je ne me préoccupais pas seulement du "cours de la procédure" mais "du Seigneur". Cela justifie aussi ma dernière décision, quand je n'ai pas hésité à laisser mes enfants complètement orphelins, pour remplir mon devoir médical jusqu'à la fin..." 


La lettre est restée interrompue. Le médecin n'est pas mort sur le coup, il a fallu l'achever.



17/07/2016
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