Korotchenzov

Philippe Ogay

 

 

 La SA des Minoteries de Plainpalais fut fondée en 1885 à Genève pour éviter une faillite. En 1887, à Granges-près-Marnand, dans la Broye vaudoise, constitution par la famille Bugnion des Moulins de Granges SA, par rachat de plusieurs installations.

 

L'un des fils devint directeur des Minoteries genevoises en 1919. Celles-ci achètent les Moulins de Granges en 1987. En mai de cette année, l'entreprise reprend Eberle Bruggmühle, devenant l'un des deux grands meuniers du pays, et change son nom en Groupe Minoteries SA. Le siège social est resté à Genève pour des raisons historiques.

 

 Le centre opérationnel se trouve à Granges-Marnand, où l'activité de meunerie est avérée dès le Moyen Age. Ce gros bourg de la Broye est au centre d'une région qui produit le quart du blé suisse dans un rayon de 30 km. Granges alimentera en partie ses moulins alémaniques. Un autre moulin à Sion, propriété des Minoteries, absorbe la totalité du blé de la vallée du Rhône.

 

 

La Liberté 23 juillet 1889

Décès tragique de Philippe OGAY

 

 

 Le Lausanne-Ouchy, premier funiculaire suisse

 

La ligne est inaugurée le 15 mars 1877. Une grande première puisque le funiculaire entrainé par câble doit affronter une déclivité hors norme et assurer le transport de pondéreux, le tout en 6 minutes. Le funiculaire est formé de deux convois ayant chacun trois voitures pour voyageurs qui se croisent à la station de Montriond, seul point d’arrêt sur la ligne.

 

De Montriond, le funiculaire transporte les terres de remblai au Flon. Les stations des Jordils et Sainte-Luce sont ouvertes en 1877. La fréquence de passage en semaine fixée à 30 minutes, est  réduite à 15 minutes le dimanche après midi pour attirer les promeneurs. Lors de la fête de la Navigation, le dimanche 23 juin 1877, 8463 voyageurs sont transportés. Un record pour la première année d’exploitation.

 

Le tronçon entre gare ferroviaire et Flon n'est ouvert que le 5 décembre 1879. Surtout pensé pour le service des marchandises, sa construction a été retardée, les systèmes à air comprimés étant peu fiables. Faute de solution, le système pneumatique est finalement abandonné. Un seul compartiment pour voyageurs est initialement prévu dans ces rames circulant au rythme de 6 trains à l’heure tant à la montée qu’à la descente.

 

La gare du L.O. est construite entre 1875 et 1877, adossée à la colline de Montbenon. Elle comprend deux corps de bâtiments siège de l’administration du Lausanne-Ouchy. A partir de 1879, les wagons de marchandises qui arrivent du bas de la ville sont transbordés vers les entrepôts dans l’axe de la vallée. Le transbordeur lui-même est un chariot actionné par un câble d’abord mû par turbine hydraulique, équipé d'un moteur électrique en 1908. Ce système perdure jusqu’en 1979 date à laquelle on opte pour le transit par camion.

 


Les entrepôts accueillent rapidement toutes sortes d’entreprises: bières, huiles, eaux minérales, vin, denrées coloniales, etc. A partir de 1886 et jusqu’en 1976, la douane fédérale y installe son siège, ce qui renforce l’attrait commercial du lieu, point de passage obligé pour la manutention et l'entreposage des marchandises. La Compagnie du Lausanne-Ouchy trouve dans l’exploitation du parc immobilier nouvellement constitué de quoi contrebalancer les coûts élevés de construction et d’exploitation du chemin de fer. Elle ne cesse par la suite d'affirmer sa puissance immobilière.

  
La gare étant en contrebas du Grand Pont, un élévateur électrique monumental entre en service en 1907 pour permettre aux piétons d’atteindre rapidement Saint-François. Peu rentable, il ferme ses portes en 1914 et finit par être démoli en 1928.

La gare de Sainte-Luce

 

Aujourd’hui oubliée, une station est installée entre le sud du tunnel de Montbenon et le nord du tunnel sous la gare, à l’angle du Petit-Chêne. Simple baraque en 1879, la station du LO avec le «restaurant des deux gares» est reconstruite en 1898.
En 1962, un nouvel immeuble absorbe la station qui faisait le lien entre Lausanne-Ouchy et Flon-Gare. La place de la gare dotée de plaques tournantes est encore traversée par des voies ferrées servant au transbordement des wagons en provenance du lac et qui doivent poursuivre leur route sur le réseau ferré via la gare de la Suisse occidentale. Dès 1906 et jusqu’en 1954, un tracteur électrique sert pour ces opérations.

La gare d’Ouchy

Entre 1877 et 1906, la gare d’Ouchy n’est qu’un abri de bois de petite taille. La compagnie qui cherche toujours à inscrire ses intérêts ferroviaires dans un concept immobilier plus global intégre la nouvelle gare en bas de l’avenue d’Ouchy dans une série de bâtiments de rapport dont un hôtel (Hôtel du parc devenu Aulac). La ville apporte son soutien car l'opération permet d’améliorer l’état sanitaire du quartier d’Ouchy et facilite le passage des nouveaux tramways par l’élargissement de l’avenue d’Ouchy.
En outre, la compagnie souhaite rapprocher le débarcadère de sa station pour capter la clientèle touristique. N’ayant pu avoir gain de cause,  la compagnie bénéficie d’une voie construite par la CGN pour ramener les bagages du débarcadère au funiculaire. Le système perdure jusqu’en 1925. Pour les marchandises, en 1902, la CGN fait construire en accord avec le LO, le débarcadère dit des «mouches» du nom des bateaux de la compagnie qui assurent le fret.

  http://www.lausanne.ch/view.asp?DocId=29913

A la rue de Genève 2-8, une gare aux marchandises est construite en 1900. Elle accueile, dans ses profonds espaces, les marchandises en transit. Un énorme élévateur hydraulique utilisé jusqu'en 1954, permet même la communication directe des wagons entre le bas de la gare du Flon et le haut de celle de Bel-Air. On évite ainsi de devoir recourir aux entreprises de transports à cheval et l’on interconnecte les lignes ferroviaires au réseau à voie étroite des tramways.

 

La Société Electrique Vevey-Montreux S.A.

 

 

En 1878, Adolphe Dupraz, notaire, et Henri Chaudet, architecte-entrepreneur, demandent au Conseil d'Etat du Canton de Vaud une concession pour l'utilisation des eaux de la Baye de Montreux. Avec cette force motrice hydraulique, ils comptent réaliser un tramway électrique reliant Vevey à Montreux.

 

 

Après plusieurs années d'études, les travaux commencent en septembre 1886 et la première voiture est inaugurée le 2 mai 1888. La ligne de tramway entre Vevey et Chillon devient la première ligne de Suisse et la deuxième d'Europe.

 

"Assis sur l'impériale, on voit défiler sous ses yeux, un des panoramas les plus beaux de la Suisse : celui du vieux Léman que domine, au fond, la reine du lac, les majestueuses Dents du midi."

Extrait d'un article du Messager boiteux en 1889.

  

Les conditions d’un transfert de technologie réussi: le premier tramway électrique de Suisse entre Vevey et Montreux


En 1879, Siemens, entreprise d’équipement électrotechnique allemande, présente la première locomotive de tramway électrique au monde. Trois ans plus tard, en 1881, la même société présente à Paris un tramway électrique doté d’une alimentation aérienne, par un système de caténaires. Le 2 mai 1888, est inauguré le premier tramway électrique de Suisse, qui relie Vevey à Chillon en passant parMontreux. Le dossier en entier

 

   http://www.unil.ch/webdav/site/hist/shared/evenements/colloques/Viredaz.pdf

 

Les archives de la Société Romande d’Electricité (SRE), 1882-1962, totalisant 408 mètres linéaires, déposées par Romande Energie SA, à Morges.

 

Ce fonds comprend les
documents issus de la SRE proprement dite, fondée en 1904, et des deux sociétésreprises alors par celle-ci, la Société Electrique Vevey-Montreux (SEVM), fondée en 1886, et la Société des Forces Motrices de la Grande-Eau (SFMGE), créée en 1895.
La contribution essentielle de ces sociétés au développement industriel et touristique de la région confère à leurs archives une valeur exceptionnelle. Leur remise officielle a eu lieu le 22 septembre 1998, en présence du chef du Département des institutions et des relations extérieures, de Mme le chef du Service des affaires culturelles et de
représentants de la déposante (PP 658)
http://www.musees-vd.ch/fileadmin/groups/19/rapport1998.pdf

 

 

 (SEVM) est créée en 1886 avec à sa tête M. Adolphe Dupraz.



07/08/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 12 autres membres