Korotchenzov

Retour sur l'attaque ukrainienne en Crimée

 
C'est un peu l'histoire de "la souris qui veut jouer avec la queue du chat" et cet incident grave qui s'est passé il y a 2 jours sur la frontière russe de Crimée montre de toute évidence que l'Ukraine est a nouveau missionnée pour tenter de provoquer la Russie, et comme prévu  de Rio, pendant ces 2 semaines du calendrier olympique de Rio...
 
Dans la nuit du 7 au 8 août, les réseaux sociaux régionaux étaient en ébullition, diffusant des infos parcellaire sur une attaque subie par un poste militaire russe frontalier au Nord de la Crimée. Après avoir confirmé l'événement je relayais le 8 août matin une première alerte, alors que du côté des autorités , tant russes qu'ukrainiennes, une réserve et un silence étaient encore observés.
 
Depuis aujourd'hui alors que les premiers résultats de l'enquête sont publiés, la Fédération de Russie a décidé de réagir à ce qui est confirmé comme étant une opération militaire ukrainienne planifiée contre son territoire.
 
Cette opération est de toute évidence une provocation américano-ukrainienne destinée à faire réagir rapidement les forces armées russes, qui ici sont directement concernées alors que le Donbass dispose quant à lui de forces armées locales capables de contenir un assaut et même d'éviter que la Russie ait à intervenir pour protéger la population.
 
Il semble que Kiev soit désormais en train d'appliquer le calendrier d'une escalade visant non seulement à relancer la guerre contre les population russes de la rive septentrionale de la Mer Noire, mais aussi et surtout de provoquer la Fédération de Russie afin créer un chaos et pouvoir prolonger, malgré (et aussi à cause) les élections prévues, la stratégie engagée par les néo-conservateurs étasuniens vers un point de non retour.
 
Christelle Néant, journaliste à DONi Press a fait un premier bilan de cette provocation ukrainienne grave qui a coûté la vie à 2 soldats russes et constitue une escalade majeure dans la crise ukrainienne.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Source de l'article, le lien ici : DONi Press
 
La patience de l'ours a atteint ses limites, à force de provoquer, 
l'Ukraine et l'Occident pourraient bien se prendre un coup de crocs
 
 
Depuis le week-end dernier, des rumeurs circulant sur internet faisaient état d'une attaque ukrainienne contre un poste frontière Russe menant en Crimée. Et si le site du service des frontières ukrainien confirmait une fermeture temporaire des trois points frontières menant en Crimée par la Russie, les autorités ukrainiennes sont tellement coutumières des mensonges éhontés que l'ont pouvait s'attendre à une fausse information.
 
Après trois jours d'incertitude, l'information vient enfin d'être confirmée par les autorités via les médias russes. Et le moins que l'on puisse dire c'est que là, la patience des autorités russes semble avoir atteint ses limites, démontrant ainsi que contrairement à la bêtise ukrainienne, la patience de la fédération de Russie n'est pas infinie.
 
Ainsi, Sputnik et RT indiquent que dans la nuit du 7 au 8 août, des unités spéciales des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) ont tenté à deux reprises de pénétrer de force dans la péninsule criméenne. Ces deux tentatives ont échoué.
 
Les FAU ont couvert cette tentative par un pilonnage d'envergure du territoire criméen et par des véhicules blindés, tuant un soldat russe, a indiqué le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB). Le FSB a aussi éliminé un réseau de personnes du ministère ukrainien de la Défense préparant des attentats, dont des ressortissants ukrainiens et russes, qui ont été arrêtés.
 
« Grâce aux mesures prises sur le territoire criméen, un réseau du Bureau général de renseignement du ministère de la Défense des forces armées ukrainiennes a été éliminé », a annoncé le FSB.
 
Un groupe d’agents infiltrés a aussi été détecté et arrêté près de la ville d’Armyansk, dans le nord de la Crimée près de la frontière ukrainienne, lors d’une opération spéciale du FSB pendant le week-end du 7 août. Lors de l’arrestation des terroristes, des coups de feu ont été tirés, faisant un mort parmi les employés du FSB.
 
Sur place, 20 explosifs de fabrication artisanale, d'une charge totale estimée à plus de 40 kilogrammes de TNT, ont été retrouvés, ainsi que des munitions et des dispositifs d'amorçage, des mines terrestres anti-personnelles et magnétiques, des grenades et des armes appartenant aux unités spéciales des FAU.
 
Evgueni Panov, employé du Bureau général de renseignement du ministère ukrainien de la Défense, fait partie des organisateurs des attentats déjoués. Pour l'heure il a été arrêté et est auditionné par les services de sécurité russes.
 
Suite à cette attaque et ces arrestations, la frontière criméenne a été temporairement fermée, puis rouverte avec des mesures de sécurité renforcées. Des mesures de sécurité supplémentaires ont également été prises dans les endroits publics et de loisirs, et la sécurité des infrastructures vitales a été renforcée.
 
Cet incident hautement prévisible aurait pu en rester là. Surtout que dans les premiers jours la Russie ne confirme ni n'infirme les informations qui circulent sur internet et les réseaux sociaux. Un silence étrange au vu de la gravité de l'incident, et qui a poussé certains journalistes, dont je fais partie, à ne pas relayer l'information, tant elle semblait peu fiable.
 
Mais le temps du silence semble fini. Et même plus : la Russie vient de taper un grand coup sur la table. En effet, dans un article qui suit de près celui sur l'incident survenu en Crimée, Sputnik indique que la Russie ne tardera pas à réagir à cet incident, selon une déclaration du président russe Vladimir Poutine.
 
« La Russie a subi des pertes, deux militaires ont été tués. Nous n'allons pas rester de marbre face à cette action », a affirmé le président.
 
Tenter de perpétrer un attentat en Crimée est un jeu "très dangereux", selon le président russe, qui a rajouté qu'il est inutile d'organiser une rencontre au format Normandie lors du G20 après l'attaque perpétrée.
 
« Ce sont des informations très inquiétantes. C'est vrai, nos services spéciaux ont déjoué l'infiltration d'un groupe de saboteurs du ministère ukrainien de la Défense sur le territoire criméen. Et bien sûr, une rencontre au format Normandie dans cette ambiance, surtout en Chine, est dénuée de tout sens », a-t-il souligné. « Selon toute apparence, ceux qui ont pris le pouvoir à Kiev et le détiennent toujours, continuent la terreur à la place de chercher des compromis, à la place de chercher une solution pacifique ».
 
Il a ajouté que cette tentative était un acte stupide et criminel: stupide car il est impossible d'influencer les Criméens de cette manière et criminel car des gens en sont morts.
 
Les propos de Vladimir Poutine ne sont pas à prendre à la légère. Dans le contexte d'escalade du conflit dans le Donbass, la Russie a récemment tiré à plusieurs reprises la sonnette d'alarme auprès de la communauté internationale afin de calmer les ardeurs guerrières de Kiev. Sans succès. Le ministre de la Défense, Sergei Choigu a même fait une déclaration indiquant que la Russie ne laisserait pas le Donbass être conquis de force, afin que personne ne puisse dire qu'il ne savait pas ce que donnerait une telle entreprise hasardeuse.
 
Le silence initial des autorités russes après cet incident semble avoir été le signe d'une ultime tentative de négocier avec l'Ukraine, essayant de calmer le jeu pour éviter une escalade supplémentaire d'une situation déjà très tendue, tout en discutant avec Kiev pour faire cesser ce genre de provocation stupide, et obtenir une désescalade du conflit dans le Donbass en échange du silence de Moscou sur cet incident.
 
Mais devant l'échec des négociations, la Russie a donc décidé de révéler le pot aux roses et de mettre l'Ukraine et ses soutiens occidentaux face à leurs actes, et d'indiquer clairement que contrairement à la stupidité des autorités ukrainiennes, la patience de l'ours russe n'est pas infinie.
 
Il semble donc bien que le temps des négociations et des discussions soit terminé, et qu'il faille se préparer à l'affrontement qui désormais semble inévitable, entre la Russie et ses alliés, et les puissances occidentales.
 
Christelle Néant pour Doni Press
 


11/08/2016
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