Korotchenzov

Ukraine – En vrac (26-07)

Vol MH17: exercices de la DCA ukrainienne près de Donetsk le jour du crash

KIEV, 25 juillet – RIA Novosti

Le jour du crash du vol MH17 en Ukraine orientale, des unités de DCA de l’armée ukrainienne se sont entraînées à ôter le verrouillage des systèmes de missiles Bouk-M1, une erreur de manipulation pourrait avoir causé le drame, a annoncé à RIA Novosti une source au sein de l’armée ukrainienne.

“Le 17 juillet, le commandant de la 156ème unité de missiles sol-air a reçu l’ordre de mener un entraînement consistant à couvrir des troupes terrestres dans la banlieue de Donetsk – il fallait déployer des divisions, assurer le suivi des cibles, et réaliser tout l’éventail d’accompagnement et de destruction des cibles des systèmes aériens Bouk-M1″, a indiqué l’interlocuteur de l’agence.
Selon lui, malgré le fait que les clés permettant le déverrouillage des missiles aient été fournies aux commandants des batteries, aucun tir de missiles 9М38М1 n’était prévu.

“Afin de participer aux exercices, on avait envoyé à Dniepropetrovsk deux avions Su-25 depuis la base de Koubalkino 229 de Nikolaïev, où est déployée une brigade de l’aviation tactique. Ils avaient pour mission d’assurer la reconnaissance aérienne et de fixer les cibles de contrôle dans la zone de concentration de troupes de l’opération antiterroriste à l’ouest de Donetsk”, a annoncé la source.

“Après l’entrée d’un des avions dans la zone de détection des systèmes Bouk, il a été accompagné par l’équipe de servants de la batterie située près du village de Zarochtchenskoïe. De toute évidence, par un hasard tragique et malgré la différence des plans horizontaux, au bout d’un certain temps les itinéraires des vols du Boeing malaisien et du Su-25 se sont confondus sur l’écran en un seul gros point, ce qui a été fatal pour le vol civil: au moment de la fusion de deux cibles en un seul indicateur, le système d’accompagnement se focalise uniquement sur celle qui a la plus grande surface”, a-t-il poursuivi.

Cependant, la source n’a pas été en mesure d’expliquer la cause du tir non autorisé du missile.

“Les membres du Service de sécurité ukrainien (SBU, ndlr) s’occupent de cette question. Vers dix heures du soir, ils ont emmené le commandant de la batterie avec l’équipage”, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il ne possédait aucune information sur l’évolution de l’enquête.

“Depuis 2001, suite à la tragédie de l’avion russe Tu-154 au-dessus de la mer Noire, presque tous les exercices impliquant des Bouk ont été interdits. Par suite, les militaires ont eu une expérience limitée à la maintenance technique de l’appareil et à la conduite” du véhicule supportant les missiles, a supposé la source au sein de la défense ukrainienne, insistant sur le fait que c’était son opinion personnelle.

Un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s’est écrasé le 17 juillet dans la région de Donetsk (est de l’Ukraine). L’avion avec 283 passagers et 15 membres d’équipage volait à 10.050 mètres d’altitude. Les autorités de Kiev accusent les forces d’autodéfense de Donetsk d’être à l’origine du crash, mais les insurgés affirment ne pas disposer de systèmes capables d’abattre un avion à cette altitude.

Les Etats-Unis ont immédiatement affirmé que l’avion avait été abattu par un missile Bouk.

L’Etat-major russe a publié lundi 21 juillet ses données sur le crash du Boeing. Selon lui, l’avion a dévié de l’itinéraire initialement prévu et une activité excessive des radars ukrainiens a été constatée près de la zone de la catastrophe. Par ailleurs, selon l’armée russe, un avion de combat ukrainien évoluait dans le couloir aérien réservé aux vols de l’aviation civile peu de temps avant le crash du Boeing malaisien.

En 2001, un avion Tu-154 de la compagnie aérienne Sibir reliant Tel Aviv à Novossibirsk s’est écrasé dans la mer Noire. Selon les enquêteurs, le crash qui a fait 78 morts a été provoqué par un missile S-200 tiré par les Ukrainiens lors d’exercices. La majorité des victimes étaient des ressortissants israéliens. Les tribunaux d’Ukraine ont toutefois refusé de reconnaître la culpabilité des militaires ukrainiens dans la tragédie.

Le nationaliste ukrainien Iaroch recherché par Interpol

MOSCOU, 25 juillet – RIA Novosti

Interpol a lancé un mandat d’arrêt international contre Viktor Iaroch, chef du mouvement ultranationaliste ukrainien Pravy sektor (Secteur droit).

La justice russe accuse M.Iaroch d’avoir appelé par le biais des médias à commettre des actes de terrorisme et d’extrémisme. Le Parquet général de Russie a transmis le dossier de M.Iaroch à Interpol.

Moscou a exhorté Kiev à maintes reprises à désarmer les groupes illégaux, y compris les combattants de Pravy sektor.

Pravy sektor est un groupe radical réunissant des militants de plusieurs organisations ultranationalistes ukrainiennes. Les combattants du groupe ont activement participé aux affrontements contre la police sur la place de l’Indépendance (Maïdan Nezalejnosti) à Kiev de décembre 2013 à février 2014, qui se sont soldés par plus de 100 morts et plus d’un millier de blessés. L’incendie, qui a fait plus de 40 morts et plus de 200 blessés dans la Maison des syndicats à Odessa (sud de l’Ukraine) le 2 mai dernier, a aussi été déclenché par des nationalistes radicaux de Pravy sektor.

Porochenko ne veut pas que le Premier minsitre démissionne

Le président ukrainien Petro Porochenko a demandé au Parlement de ne pas entériner la démission du Premier ministre Arseni Iatseniouk et de son gouvernement lors d’un vote qu’il a réclamé dès aujourd’hui.

“J’insiste pour que le Parlement se prononce (aujourd’hui)” sur cette démission surprise annoncée hier suite à la désintégration de la coalition gouvernementale au Parlement “en votant une motion de confiance”, souligne Petro Porochenko dans une lettre au président du Parlement. “La dissolution de la coalition n’est pas une raison pour la démission du gouvernement (…) J’espère que les émotions vont se calmer et que l’esprit froid et le sens de la responsabilité l’emporteront et que tout le gouvernement continuera de travailler”, a souligné le président.

Il a également demandé aux députés d’examiner aujourd’hui les lois permettant de renflouer le budget qui n’ont pas été votées hier, ce qui a été l’une des raisons avancées par Arseni Iatseniouk pour justifier sa démission.

Mais la Rada (parlement) a clos ses travaux sans qu’aucun vote ait eu lieu, le président du Parlement ayant promis de convoquer une séance extraordinaire “la semaine prochaine”.

“J’espère que les émotions vont s’apaiser et que le sens des responsabilités l’emportera et que tout le gouvernement continuera de travailler”, a souligné M. Porochenko.

La Rada, le Parlement ukrainien, se réunira le 31 juillet pour débattre de la situation politique après la démission annoncée du Premier ministre Arseni Iatseniouk, de l’enquête sur la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines et des questions budgétaires, ont annoncé vendredi les services du président Petro Porochenko.

Les USA et la démission de leur protégé

Arseny Iatseniouk, protégé des USA et du grand capital polonais (son ascension politique a été financé par le milliardaire polonais, sous-traitant principal de l’industrie automobile allemande dans son pays Zbigniev Drzymala) a présenté sa démission au parlement ukrainien, hier après-midi. Cette décision était le résultat de la sortie des partis UDAR! (de Vitali Klitschko) et SVOBODA (d’Oleg Tiagnibok) de la coalition et des pressions de Piotr Porochenko qui veut des élections anticipées, les plus rapides possibles , afin d’avoir une majorité lui étant acquise.

L’ambassadeur des États-Unis Jeffrey Pyatt, qui est le parrain politique d’Arseny Iatseniouk depuis au moins l’été 2013 (Iatseniouk avait alors fait la tournée des grands ducs à Washington), pris à son désespoir, a craché le morceau, devant la TV ukrainienne 112 :

“Les États-Unis ont fait de gros investissements politiques en Ukraine. Et maintenant je suis inquiet, par la démission, hier, du gouvernement. Cela se passe au moment où se préparent des paquets de crédit de plusieurs milliards de dollars.”

“N’importe quel gouvernement élu constitutionnellement doit faire de sérieuses réformes économiques. Je rappelle qu’il existe des exigences du FMI, et la nécessité de suivre cette voie, surtout quand les premières mesures sérieuses ont été prises.”

La feuille de route est donc donnée : L’Ukraine a ordre de continuer dans les réformes libérales et dans la casse des salaires, quelle que soit la couleur du prochain gouvernement. Les ukrainiens des classes populaires sont donc prévenues par le maître de leur pays.

Source : Korrespondent Source 2 : LeMondeRusse

Ukraine: HRW accuse Kiev de crime de guerre

C’est moi ou le battage a été moindre que le rapport d’Amnesty International ?

MOSCOU, 25 juillet – RIA Novosti

L’organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a annoncé que l’armée ukrainienne utilisait des lance-roquettes multiples Grad contre des civils et a rappelé que cela constituait une violation du droit international et pouvait être assimilé à un crime de guerre, indique un communiqué mis en ligne sur le site de HRW.

Selon les militants des droits de l’homme, entre le 12 et le 21 juillet, des systèmes Grad ont été utilisés au moins à quatre reprises contre les localités situées sur les territoires contrôlés par les opposants au régime de Kiev. Ces bombardements ont fait au moins 16 morts et des dizaines de blessés.

HRW rappelle que les systèmes Grad sont une arme non sélective et que leur usage contre les quartiers d’habitation fait de nombreuses victimes parmi les civils.

“L’usage répété de roquettes Grad en direction des villes constitue une violation du droit humanitaire international et des lois de la guerre et peut donc être assimilé à un crime de guerre”, lit-on dans le communiqué.

“Human Rights Watch appelle toutes les parties impliquées dans le conflit en Ukraine, en premier lieu les forces gouvernementales ukrainiennes, à cesser d’utiliser des roquettes non sélectives dans les zones résidentielles et à proximité de ces dernières”, souligne le document.

HRW demande dans le même temps aux insurgés de ne pas déployer leurs armements dans les villes afin de réduire au minimum le risque d’attaques de l’armée ukrainienne contre les populations civiles.



26/07/2014
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