Korotchenzov

Ukraine, le défilé de Donetsk

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Toute la presse occidentale parle de ce fameux défilé des prisonniers :

Commentaire de Anna : 

http://pbs.twimg.com/media/Bv4gwlZIMAALLFr.jpg 

Mais quel humanisme ! Quelle compassion ! 
Bombarder depuis mois de mai sa propre population, ne les révolte pas, ces médias. Les 2000 civiles tuées (et encore ce ne sont que des chiffres de l'ONU), n'ont pas ému les droit-de-l'hommistes, si je me souviens, ou alors je suis sourde et aveugle depuis des mois...
Et le célèbre député de la Rada ukrainienne, Liachko, dont la spécialité de torturer et d'humilier les prisonniers- séparatistes, cela, inquiète-t-il, les valeureux défenseurs de la charte ? 

Les exploits de Liachko (petit rappel) :

https://www.youtube.com/watch?v=AdRNoCmIE-M
https://www.youtube.com/watch?v=Si6529wrNA0
https://www.youtube.com/watch?v=7W6Q6l_gkQM
https://www.youtube.com/watch?v=M5e0dE_3sJ4

Écrit par : ANNA | 25/08/2014

 

L'article d'Hélène Richard-Favre :

Voici que l'on commente ici ou là, le défilé dans l'Est de l'Ukraine où des "séparatistes pro-Russes" -selon la rhétorique occidentale- ont exhibé leurs prisonniers.

Rappeler tel ou tel accord ou autre Convention de Genève ou d'ailleurs pour juger, choque autant que l'image de ce défilé.

Pourquoi?

Parce que depuis des mois et des mois, aucun media occidental ou si peu, ne s'est ému des civils qui sont tombés par milliers sous les bombes du gouvernement de Kiev aidé de milices privées financées, entre autre, par un résident genevois.*

Qui a osé interroger les accords ou les conventions de Genève et d'ailleurs sur le droit de tuer en toute impunité?

Qui a rappelé ces accords ou autres conventions de Genève après le massacre d'Odessa?

Que a brandi un accord ou une convention quelconque pour réagir au génocide perpétré contre les Russophones de l'est de l'Ukraine?

Le seul constat livré par les images de ce défilé, décrié par certains, est que la violence a engendré la violence.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte-aux-autorites-genevoises.html

COMMENTAIRES

Exact. Il n'y a vraiment rien d'autre à ajouter ! Merci, Hélène.

Écrit par : xénia | 24/08/2014

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Vous avez plus que raison, Hélène.
Ce qui est affligeant dans cette affaire, c'est que la télévision suisse continue sans se poser la moindre question avec sa propagande anti-russe et manipule ainsi l'opinion publique.
Le journalisme se doit d'informer le plus objectivement possible, et ce n'est plus le cas en Suisse.

Le journaliste anglais Graham Phillips qui se trouve à Lugansk et qui parle russe et communiqué avec la population ( un des seuls) nous transmet bien via twitter l'information que les journalistes occidentaux restent cloîtrés dans les hôtels là-bas. À quoi bon? Que peuvent-ils donc recueillir comme information objective?

Maintenant je me pose quand-même encore une question: ces journalistes sont-ils incompétents et-ou paresseux,ou sont ils achetés? Par ...nos gouvernements, lobbies... ?

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 24/08/2014

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Le DHI (Droit Humanitaire International) est une spécificité qui rencontre bien des obstacles : d'une part, les interlocuteurs - armée officielle, milices, groupes armés - ne sont pas forcément respectueux des règles du droit humanitaire international, parce qu'il est, aux yeux de certains, "fabriqué" par les européens. 

Il est issu de l'ouvrage et de la propagande réalisée par Henry Dunant dans son livre "Un souvenir de Solférino" , un écrit qui voulait appuyer et mettre en avant la nécessité et l'urgence qu'il fallait consacrer et apporter sur les soins aux militaires blessés sur les champs de bataille.

Par la suite, et après la création de la Croix-Rouge, des règles ont été établies pour arriver, à la fin du XIXe siècle et durant le XXe siècle, d'arriver à former et faire comprendre aux militaires, et leur demander de respecter la neutralité des intervenants sur les champs de bataille.

Finalement, après la création du CICR, des dialogues n'ont jamais cessé d'êtres entrepris grâce aux délégués du CICR pour tenter d'agir et surtout permettre un champ d'action neutre entre les parties belligérantes. 

C'est le fondement du Droit Humanitaire International, mais il n'est hélas pas respecté. 

Parmi ces règles, il y a des clauses qui stipulent que les prisonniers de guerre ne doivent pas être soumis à des humiliations.

Je ne me prononcerai pas sur le défilé de Donetsk, parce que justement il ne respecte pas ce droit humanitaire international. Je n'approuve pas l'utilisation et l'humiliation des prisonniers de guerre.

Mais d'un autre côté, si je n'accepte pas, je dois néanmoins accepter de tenter de me mettre dans la peau des personnes qui ont tout perdu : proches, amis, familles, maisons, activités, et surtout : liberté de vivre sans crainte.

Je ne vois à cela qu'un seul responsable : le gouvernement de kiev.

Je veux rester neutre, mais je ne peux pas me taire lorsque j'entends poroshenko le traître à la patrie décréter vouloir imposer l'enrôlement des hommes pour aller au front dans le Donbass. 

Je ne peux pas supporter ce même poroshenko qui déclare vouloir consacrer des milliards pour moderniser et armer encore pire grave une armée.

Quel est le rôle de poroshenko ? De qui est-il la marionnette ? Comment un président peut-il vouloir prioritairement désigner comme priorité "armer modernement nos soldats" ?

C'est le langage du querelleur, du va-t-en-guerre, de celui qui n'a aucune intention de paix et qui ne fait que se soumettre aux ordres de son maître, de son pourvoyeur de fonds, de son financier : l'amérique et les européens asservis à l'OTAN.

Les autorités genevoises ne vont strictement rien faire, elles ne mesurent ni la portée ni les conséquences de ce qui est en train de se dérouler tragiquement dans l'Est de l'ukraine. C'est trop loin. Et ce sont "des gens qui ne parlent pas notre langue". Comment voulez-vous intéresser les gens du gouvernement genevois?

Les premiers à se plaindre et à en pâtir sont les hôteliers, ils annoncent déjà avoir remarqué une diminution des nuitées des touristes russes.

Est-ce donc cela seulement qui préoccupe nos élus ? L'aspect financier?

C'est vraiment grave et triste.

Écrit par : Keren Dispa | 24/08/2014

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Je vois sur la photo, des prisonniers, si ça en sont, qui ont l'air d'être habillés correctement, et que certains ont même pu conserver "blue-jean's" et baskets. Apparemment, ils n'ont pas l'air blessés, ni recouverts de haillons. Ils n'ont pas l'air de trainer les pieds comme des affamés ou de courber l'échine comme s'ils avaient été torturés. Ils ont juste les mains liées dans le dos, profil bas, certes, d'avoir joué aux GI's. Déçus sans doute, de retomber bêtement sur terre. Sur les terres du Donbass qu'ils n'avaient probablement jamais visitées.

On dit "exhiber". Ne faut-il pas se méfier du vocabulaire et de la circonstance? La photo est-elle vraiment prise à l'occasion de la commémoration de la Victoire sur le nazisme de la 2è Guerre mondiale?

Ici on parle de défilé. Si c'est le cas, c'est dommage pour la dignité des résistants du Donbass. Pourtant, Strelkov, en tant que commandant, pendant toute sa dévolution à la protection de la région jusqu'au moment de sa démission, avait édicté une série de recommandations et de lois interdisant le traitement indigne des prisonniers de l'armée ukrainienne. La population, quand elle était encore là, et les combattants s'y étaient bien conformés. Si cela n'avait pas été le cas, des régiments entiers ne se seraient pas rendus à eux avec armes et blindés en cadeaux. Notons aussi que certains conscrits ukrainiens ont pu se réfugier en Russie.

Alors, mauvais traitement des prisonniers de guerre par l'armée de résistance du Donbass, je n'y crois pas.

Il y a aussi la question des prisons. Puisque tous les bâtiments sont visés par des missiles de courte portée, des obus de canons et des bombes au phosphore blanc qui carbonisent les êtres vivants et qui boutent de monstres incendies, en reste-t-il, au fait, qui tiennent debout pour les loger?
c'est peut-être plus sécurisant pour les prisonniers de faire le cortège avec les combattants plutôt que de rester bouclés dans un local ou dans un camps avec le risque de pilonnages par l'armée de Kiev ou de Porochenko ou de Kolomoïsky ou d'Ametkov. De la Garde Nationale qui fait feu de toute l'armada qu'elle reçoit, sans distinction ni discernement, ces prisonniers en seront témoins. Ils peuvent se voir de ce miroir.
Là, au moins, si un obus leur tombe dessus, résistants et prisonniers partagent ensemble le même sort. 

Quand au CICR, il est comme toutes les institutions non gouvernementales, très soumis à tous les gouvernements forts. Ce sont les comités locaux qui font le sale boulot de terrain et souvent, on les prend pour des imbéciles. Ils sont souvent méprisés parce qu'ils ne sont pas au levier des commandes, autour d'un tapis vert avec les diplomates et les conseillers de guerre à discuter stratégie, tactique et communication: les "Aristocrates" de la guerre.
Entre le sommet du CICR et les bas fonds de ce Monument, les ascensions sont parfois périlleuses pour les individus trop sensibles aux arbitraires, enclins à recourir à la hiérarchie. Les petits, sur le terrain, savent ce qui les attend. Comme les militaires de l'armée régulière d'ailleurs, ils doivent obéir les yeux fermés, la bouche cousue.

Si la situation n'était pas tragique, on en rirait des gesticulations du CICR qui se dégonfle à la dernière minute sur la mauvaise humeur des marionnettes de Kiev. Le Convoi humanitaire russes avait été bloqué 10 jours, pris dans les tergiversations de Kiev, mais le CICR n'avait pas su ou pas voulu s'imposer avec son rôle de secouriste neutre et son statut international alors qu'il avait obtenu le mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU... Quel lamentable cinéma! 

En tout cas, le convoi a fait sa route jusqu'à Lougansk, il a déchargé sa cargaison, entrepris la distribution et ensuite a repris le chemin de retour au bercail sans le moindre incident. Les chauffeurs et accompagnateurs étaient non armés.
Il n'y avait pas eu d'intervention de l'OTAN ni des USA. On a vu zéro missile et zéro troupes venir se clasher sur la colonne des Kamaz russes.

N'est-ce-pas in joli pied-de-nez à la Junte auquel la presstitude a largement contribué en médiatisant ses ratiocinements occidalistes.


Conclusion: on ne peut plus compter sur certaines organisations internationales. Elles ne sont ni neutres ni non gouvernementales. Quand c'est nécessaire, il faut agir, une fois les procédures épuisées. 

A partir de maintenant, l'UE et les Ukies devront s'asseoir à la table de négociations pour mener à son terme la résolution russe déposée en mai. La situation étant bloquée, ils n'auront plus le choix. Mme Merkel devra faire un petit effort si elle ne veut qu'on lui trouve un air nazillon.
A terme, il faudra recycler les néo-nazis de Kiev, ou les jeter en prison. Sauf si le grand Manitou Américain négocie et bétonne un accord pour leur immunité.

Écrit par : Beatrix | 25/08/2014

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Bombarder les églises avec des civiles, est il conforme a la charte des droits de l’homme ? 

http://www.bfmtv.com/international/ukraine-cinq-civils-tues-lors-du-bombardement-d-une-eglise-830010.html

Écrit par : ANNA | 25/08/2014

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L'escalade, l'anarchie; c'est le début de la fin! Pas seulement pour Eux, mais pour nous aussi à plus ou moins long terme.
Voilà ce que le fric à fait; rendu les hommes fous furieux et machiavéliques.

Écrit par : Corélande | 25/08/2014

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Pour enfoncer le clou :
Effectivement exhiber des prisonniers est une humiliation pour les soldats désarmés !

Et les médias occidentaux fidèles à leur orientation grotesque et indignes de la liberté dont théoriquement ils bénéficient éclairent plein feu ce triste défilé en parlant de la violation de la convention de Genève !
Et pendant ce temps ?
Ça bombarde, ça purge et des gens fuient en masse leur terre natale,leur ville et meurent !

La convention des droits de l'homme est-elle bafouée ?

Écrit par : Nicolas Moser | 25/08/2014

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En passant et pour confirmer ce qu'écrit Beatrix "Alors, mauvais traitement des prisonniers de guerre par l'armée de résistance du Donbass, je n'y crois pas.", moi non plus je n'y crois pas!

Et sachez que si kiev - cela n'arrivera pas - devait remettre la main sur ces prisonniers de guerre, il y a fort à parier qu'ils seraient immédiatement fusillés pour abandon de poste ou désertion.

Moralité : ils sont du bon côté.

Écrit par : Keren Dispa | 25/08/2014



25/08/2014
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